Contrôle technique 2018

A compter de mai 2018, en cas de défaillance critique relevée lors d'un contrôle technique, vous aurez 24 h pour faire réparer votre véhicule, sous peine d'une amende de 135 euros.

 

Objectif de l’Etat : appliquer les directives européennes liées notamment à la sécurité routière et limiter la circulation des véhicules défaillants. D’où les changements à venir en matière de contrôle technique.

Un durcissement en mai 2018

 

Alors qu’il était déjà perçu comme contraignant, en particulier pour les possesseurs d’une voiture d’occasion, le contrôle technique automobile est donc sur le point de se corser comme jamais. C’est le 20 mai 2018 que la nouvelle formule entrera en vigueur.

Le contrôle passera désormais en revue 132 points (contre 123), mais surtout, il s’attardera sur 600 défauts éventuels, contre 453 jusqu’alors. Trois degrés de défaillances seront dissociés : les mineures, les majeures et les critiques, avec un risque de contre-visite qui, selon SGS, leader du contrôle technique en France, devrait augmenter d’un tiers.

 

« Défaillance critique » : quelques heures pour circuler

 

Actuellement, lorsqu’un défaut sur le véhicule exige une contre-visite, l’automobiliste dispose d’un délai de 2 mois pour effectuer les réparations d’usage. Cela sera, rassurez-vous, toujours le cas pour les défaillances mineures et majeures. Sauf que, dans le cadre du nouveau dispositif, le délai de réparation pourra se réduire à 24 heures, voire à seulement quelques heures, si la moindre défaillance « critique » est relevée.

Le nouveau contrôle liste justement 127 défaillances de ce type. Il pourra s’agir d’une usure prononcée des plaquettes ou des pneumatiques, d’un jeu excessif dans la direction, d’une déformation du châssis, ou encore de feux stop défectueux.

Dans le cas de ces « défaillances critiques », une vignette spécifique sera apposée sur le pare-brise et le conducteur ne pourra rouler que le jour du contrôle technique. En somme, juste le temps pour lui de se rendre au garage…

Sauf que, dans la pratique, le garage aura-t-il le temps de réceptionner et de réparer sur le champ et sans rendez-vous ? Qu’importe ! répondent en quelque sorte les autorités. Il sera interdit de circuler au-delà de ce délai, sous peine d’une amende de 135 euros.

 

Un contrôle plus long et plus cher

 

 

Le mois de mai, cette année, ne rimera donc pas avec « fais ce qu’il te plaît ». D’autant que ce contrôle technique actualisé, contre-visite ou non, verra sa durée initiale s’allonger de 15 minutes en moyenne et son tarif augmenter jusqu’à 20 %, si l’on en croît les prévisions des principales enseignes du marché.